Dossier

Tour de France femmes : Demi Vollering sacrée pour la deuxième fois

Tour de France femmes : Demi Vollering sacrée pour la deuxième fois

Elle était bien la plus forte. La Néerlandaise Demi Vollering a remporté le Tour de France pour la deuxième fois, en s’imposant en patronne et en solitaire dans la dernière étape dimanche à Nice.

La leader de la formation FDJ United-Suez, âgée de 29 ans, qui devance la Polonaise Kasia Niewiadoma au classement général final, s’était déjà imposée en 2023 avant de finir à la deuxième place des éditions 2024 et 2025. iwanktv.club

Elle avait également terminé 2e en 2022 lors de l’édition de la renaissance, sous l’égide d’Amaury Sport Organisation. Elle succède à la Française Pauline Ferrand-Prévot, contrainte à l’abandon au départ de l’avant-dernière étape samedi.

Sur le podium final, Vollering devance donc Niewiadoma d’une minute et 18 secondes. L’Italienne Elisa Longo Borghini a pris la troisième place finale au détriment de la Suissesse Marlen Reusser, victime d’une chute peu avant la mi-course dans la descente du col d’Eze.

Stormers coach: We don’t have time to sulk

Tom Dawson-Squibb remained positive after Sunday’s disappointing home loss for the Stormers XXIII, as they look to bounce back in Nelspruit in round five of the Currie Cup.

The hosts were denied by Faf de Klerk’s 80th-minute try at Athlone Stadium, going down 31-26 after leading 26-21 with 10 minutes remaining. Two bonus points keeps the sixth-placed Stormers in the mix with three rounds until the semi-finals.

“In many respects it was a good performance, I’m more positive than I expected,” the head coach said. “We did enough to win … just one too many errors at key times.”

REPORT: Fantastic Faf snatches victory for Cheetahs

The Stormers had chances to put the game away but were unable to convert those into points, and skipper Jean-Luc du Plessis acknowledged the visitors made them pay.

“We left some tries out there, and deserved to be up by more at half-time,” he added. “I thought we edged it, but that doesn’t count – the scoreboard counts.”

Dawson-Squibb identified the Stormers scrum as an area that needs attention after a difficult afternoon up front.

“If you look at what our senior team does, they’re probably one of the best scrums in the URC, and we haven’t been the best scrum in the Currie Cup, that hurt us today.”

NEL: Stormers got schooled

This Saturday, the Stormers will face Jimmy Stonehouse’s Pumas, who moved into third on the table with a narrow bonus-point win over the Vodacom Bulls XV.

“I’ve never met Jimmy, but I’ve got massive respect for what he’s done with the Pumas. He keeps churning out good players and good teams year on year,” Dawson-Squibb said.

“The smaller union, bigger union thing doesn’t really exist now in the Currie Cup, we’re all fairly similar.

“I’m not daunted going to the Pumas. I’m bitterly disappointed right now, and I’m also super-fizzed to go to Nelspruit.

“We don’t have time to sulk. Now it’s time to get flippin’ ready.”

KEO: Stormers lost but won

The Stormers could also be strengthened by the return of several players, although injuries will rule out others.

“Oli Reid, hopefully his injury is gone, Wandile Mlaba and Herman Lubbe won’t be with the senior Stormers, I think Keke Morabe will probably come back, so we’ll be bolstered.

“It’s unfortunate for Josh Boulle, he’s got a bit of an injury, but maybe he’ll be back next week.”

Photo: Cole Cruickshank/Gallo Images

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Johan Grobbelaar: Springboks to build on Argentina performance for All Blacks Tests

Springbok hooker Johan Grobbelaar said his team’s performance was far from perfect in their one-off Test in Buenos Aires on Saturday.

But the hard-fought 17-10 victory against a determined Argentina at home laid a foundation to build on for South Africa’s four Tests against New Zealand in the Rugby’s Greatest Rivalry series.

Springboks under par against Argentina

Argentina’s young side, which featured four debutants in the absence of several stars, capitalised on a slew of Springbok errors, especially in the first half.

South Africa was dismally poor in the aerial contest, made handling errors, lost scrum penalties, and were bumped off in tackles. They only started to improved when the bomb squad came on after 50 minutes, and they re-adjusted their kicking game plan.

In the end, one score was the difference as the Springbok defence held fast when it mattered.

The result extended South Africa’s winning streak over the South American nation to four games, as well as their unbeaten run at the venue going back to 1993.

“It was a massive grind,” Grobbelaar said.

“It was always going to be difficult. I’m glad we go the win at the end. The Argies, they never go away.

“We had to fight for it right until the end. It could have easily been a draw.”

He referred to Argentina’s 15-phase attack at the death, when they looked certain to score before a knock-on just in front of the try line.

‘We’ll build on it’

While Grobbelaar’s long-range lineouts were iffy, he was one of the better Springboks on the day.

His throw-ins were otherwise good, and he busied himself in the loose, getting stuck into the action all over the field.

Still, he was straightforward about his own performance. “Not perfect. A few mistakes, but we’ll build on it,” he said simply.

The Springboks now have a week off before preparation begins for the four-Test series against the All Blacks, starting in Johannesburg on 22 August.

By then, the visiting side would have played against the Sharks and Bulls, after already beating the Stormers 38-21 in Cape Town on Friday.

“We always knew this one [Argentina Test] was going to be very big to prepare ourselves for the coming Tests, and start implementing the plan we want to take in [to that series]. It was a massive game for us.

“Well done to the guys. I think everyone was zoomed in 100% on Argentina. That was the big focus for the week. So I’m glad we got the win. We are going to build on that for the next couple of games.”

Championnats d’Europe de natation : Léon Marchand forfait sur les 200 et 400m quatre nages

Mauvaise nouvelle pour Léon Marchand et toute la délégation française avant les Championnats d’Europe de natation à Paris qui débutent lundi pour les épreuves de course. Léon Marchand, qui s’était blessé à l’adducteur de la cuisse droite lors des Championnats de France fin juin avant une rechute trois semaines plus tard à Marseille, a déclaré forfait pour les 200 et 400 m quatre nages qui devaient se tenir en début de compétition.

Il s’agit d’un vrai coup dur pour le Toulousain qui souhaitait confirmer à Paris ses excellentes impressions entrevues au Championnat de France lorsqu’il avait signé le cinquième meilleur temps de l’histoire sur 400 m quatre nages. Marchand, qui doit gérer la première grande blessure de sa carrière à 24 ans, voulait aussi profiter des Championnats d’Europe pour s’étalonner en vue des Championnats du monde 2027 en Hongrie et des Jeux olympiques 2028 à Los Angeles.

Le lieu où tenir – Chapitre 2. Les bâtisseurs interrompus

Le problème malgache n'est pas tant un manque de bâtisseurs et de vision, mais l'absence d'une architecture institutionnelle pour survivre à leur départ.
Sans contrat fiscal et sans autonomie financière de l'État (pression fiscale à 10-11%), aucune vision politique ne peut tenir dans la durée.
Il est temps de passer du procès moral (chercher un sauveur) au procès institutionnel (construire un système).

« Précisons l'ambiguïté : être en capacité de planifier sa succession politique (cf Andry) ne fait pas automatiquement d'un dirigeant un bâtisseur d'État. La nuance est fondamentale entre l'art de se maintenir au pouvoir et la capacité à bâtir des structures économiques et fiscales pérennes. »

Des visions, il y en eut

Certains mauvais penseurs objecteront — mais combien avec raison — que le diagnostic du volet précédent est trop commode : à force de parler de structures, on finit par disculper les hommes. Or l'histoire malgache, contrairement au fatalisme ambiant, a connu des dirigeants capables de penser à vingt ans.

Elle a seulement manqué, systématiquement, d'un endroit où cette vision puisse survivre à celui qui la portait.

Andrianampoinimerina, qui règne sur l'Imerina de 1787 à 1810, en offre l'exemple le plus abouti. Son œuvre d'irrigation des rizières, son unification progressive du royaume ne relevaient pas du coup d'éclat ni d'une vision de Miami sur Pangalanes… mais d'une accumulation patiente, étalée sur vingt-trois années, sans rupture majeure.

Ce n'est pas un hasard si c'est précisément la durée — et non la seule qualité de la vision — qui permet à l'œuvre de prendre racine : un système d'irrigation ne se juge pas sur une saison, mais sur des générations de rizières entretenues.

Radama Ier construit, lui, durant dix-huit ans sur un autre registre : ouverture d'écoles, transcription du malgache en caractères latins, envoi d'élèves à Maurice et à Londres. Une œuvre de bâtisseur, incontestablement… [1] Et pourtant défaite en quelques années à peine par Ranavalona Ire, après sa mort.

La vision ne manquait pas. Ce qui manquait, c'était un mécanisme capable de la faire tenir indépendamment de la survie physique et politique de son auteur.

Penser loin ne suffit pas

Il serait toutefois faux de réduire l'histoire malgache moderne à de seuls échecs de transmission. Ratsiraka avait bien pensé sur le temps long, avec la Révolution socialiste de 1975. Mais penser loin ne suffit pas si le cap est erroné. Une vision sur vingt ans mal orientée produit un désastre de vingt ans.

On n'a pas fini de se relever des errements de cette expérience… Ou bien aurait-il fallu aller au bout du bout ??? Aurait-on pu avoir un succès différé ? No lo se…

L'évaluation a posteriori de Ravalomanana, avec son MAP — Madagascar Action Plan 2007-2012 —, n'est pas moins ambigüe : un plan participatif sur dix ans, construit avec un souci réel de méthode (même s'il faisait à mon goût trop laboratoire Banque mondiale)… rompu net par le coup de force de 2009.

Je posais déjà en 2009, sur ce même blog, la question de la sincérité et de la pertinence de cette vision. Elle reste ouverte ; il serait malhonnête de la trancher avec une assurance rétrospective que les faits ne permettent pas. Mais quelle que soit la réponse, le sort du MAP illustre la même leçon : aucune vision, si bien conçue et honnêtement portée soit-elle, ne survit à une rupture de régime si rien n'a été bâti, en amont, pour la protéger.

Du procès moral au procès institutionnel

La leçon la plus dérangeante de cette évaluation en quatre séquences est ici. Andrianampoinimerina, Radama Ier, Ratsiraka, Ravalomanana : quatre visions réelles… quatre œuvres emportées… Il ne s'agit donc plus de désigner un coupable.

La leçon déplace le jugement du terrain moral vers le terrain institutionnel : juger un homme referme un dossier ; juger un système interdit d'attendre, encore une fois, le prochain dirigeant enfin différent. Qu'il s'appelle Andry, Dada, Michael ou autre : il faut arrêter d'espérer le prochain sauveur.

La vertu et la compétence ne suffisent pas sans une architecture pour les faire durer. Ce déplacement est plus exigeant : il retire la satisfaction facile du coupable désigné, et impose de construire plutôt que d'espérer. Le motif commun à ces quatre trajectoires n'est donc pas un déficit de bâtisseurs. C'est l'absence, obstinément répétée, d'une architecture capable de faire survivre l'œuvre à son auteur… ou à son moment politique.

Le paradoxe de la durée

Un paradoxe traverse ces quatre séquences : plus le règne dure sans rupture — les vingt-trois années d'Andrianampoinimerina en sont l'exemple le plus net —, plus l'œuvre prend racine. Non que la vision s'améliore avec le temps : la durée elle-même finit par produire ce que l'architecture institutionnelle n'a jamais offert, une garantie de continuité.

À l'inverse, chaque interruption prématurée — la mort de Radama à trente-cinq ans, le coup de 2009 — ne se contente pas d'arrêter un projet : elle démontre, chaque fois un peu plus, qu'aucun projet malgache n'a été pensé pour survivre à son porteur.

On ne construit pas une école pour qu'elle referme ses portes à la disparition de celui qui l'a ouverte. C'est pourtant ce schéma qui s'est répété, avec une régularité presque clinique, sur deux siècles d'histoire politique malgache — à l'exception peut-être de la séquence rajoelienne, que l'on savait prête à construire sa succession. [2]

L'assiette, nerf de la vision

Cette absence n'est pas qu'une affaire de grands hommes. Une vision ne tient que si l'État dispose des moyens propres de la financer au-delà de l'élan qui l'a lancée — sans quoi elle dépend, comme le pouvoir lui-même, de la survie de son auteur… ou de la bonne volonté des bailleurs.

C'est là que la mécanique la plus prosaïque de l'État rejoint la question des grands hommes : leur capacité, ou leur incapacité, à se financer par eux-même.

Andrianampoinimerina l'avait compris mieux que quiconque, même s'il n'en avait pas le vocabulaire : le fanompoana mobilisé pour creuser les canaux n'était pas une dépense, c'était un investissement dans l'assiette de l'impôt elle-même : chaque rizière gagnée augmentait le surplus agricole qui, l'année suivante, alimentait le tribut… donc les moyens du royaume.

La vision et son financement ne sont pas deux chantiers séparés, mais un seul et même geste. C'est cette différence de nature — construire l'assiette ou l'emprunter — qui sépare déjà, deux siècles avant l'ère du FMI et de Moscou, le bâtisseur Andrianomponimerina des survivants Andry ou Michael.

Une fiscalité sans contrat

Le taux de pression fiscale malgache plafonne en fait entre dix et onze pour cent du PIB, contre une moyenne subsaharienne de 16,8 %. L'objectif de 18 % fixé pour 2028 a toutes les chances de ne pas être atteint… comme les précédents objectifs qui l'ont précédé… Les problèmes de la Jirama ou du coût à la pompe de l'essence – tant qu'ils ne seront pas pris à bras le corps autrement que par des mesurettes de changement de fournisseurs – sont là pour le contredire.

Ce chiffre n'est pas un accident conjoncturel. Il traduit un socle structurel : une informalité qui représente 95 % de l'emploi et, selon les estimations, entre 47 et 80 % de l'activité hors agriculture. S'y ajoutent les zones franches : des exonérations jusqu'à quinze ans pour plus de quatre cents entreprises employant quelque deux cent mille personnes — un renoncement légal, assumé, à une part significative de l'assiette.

La réforme de l'IRSA de 2026 resserre la charge sur les contribuables déjà captifs du secteur formel plutôt que d'élargir la base. Le lien est direct : un État qui ne finance que dix pour cent de son fonctionnement par un impôt négocié n'a, mécaniquement, jamais eu à construire le contrat fiscal-représentatif qui est le socle de toute pensée d'État à long terme.

En fait, le défaut est hérité de longue date : les colonisateurs prélevaient beaucoup, mais sans jamais négocier ce prélèvement — un impôt de capitation imposé par la force, recouvré sans contrepartie ni concertation.

La Première République en hérite tel quel : quinze ans après l'indépendance, même destination, même absence de dialogue. La révolte du Sud de 1971, réprimée dans le sang, en paie le prix. Son abolition en 1972-1975 répond au symptôme, jamais à la maladie : une soustraction, pas une négociation — remplacée aussitôt par la rente d'État de la Révolution socialiste. Le problème survit, sous un autre nom.

L'arbitrage du survivant

La faiblesse du recouvrement douanier complète le tableau : un autre pan de l'assiette échappe structurellement à l'État — non par accident, mais parce qu'aucun pouvoir n'a eu d'intérêt politique immédiat à s'y attaquer sérieusement. Le bénéfice d'un recouvrement renforcé se mesure sur plusieurs années budgétaires ; son coût politique, lui, se paie tout de suite, auprès d'importateurs et d'opérateurs qui comptent parmi les soutiens de toute coalition au pouvoir.

On retrouve, à l'échelle administrative la plus terre-à-terre, le même arbitrage temporel que celui qui gouverne le choix d'un partenaire diplomatique : le bénéfice différé sacrifié au coût immédiat évité.

Corruption : renverser la causalité

Il faut ici corriger un raccourci trop souvent répété, y compris dans ces colonnes : celui qui voudrait que « la corruption favorise l'informalité ». L'explication est séduisante, mais trop faible pour porter, seule, un phénomène qui touche 95 % de l'emploi.

On ne corrompt pas un pays entier. Ce chiffre décrit un dualisme structurel — une économie de subsistance et une industrialisation restée embryonnaire — qui n'a rien à voir, dans son ampleur, avec la corruption.

À la marge, en revanche, la corruption agit bien comme une désincitation à la formalisation : l'Enterprise Survey relève que 32 % des entrepreneurs malgaches déclarent avoir subi des demandes de pots-de-vin — et ce sont toujours, le patronat le constate lui-même, les mêmes entreprises formelles qui paient.

On peut même retourner la causalité : c'est souvent une fiscalité mal calibrée qui nourrit la corruption, plutôt que l'inverse. La « politique du ventre » et sa lecture de l'État rhizome [3] offrent ici la grille la plus juste : certains segments de l'administration ont un intérêt actif à préserver le flou entre formel et informel, parce que ce flou est précisément la technologie de leur pouvoir discrétionnaire.

Ce qui ne tient pas

Ce qui se dessine, à travers l'histoire des bâtisseurs interrompus comme à travers l'anatomie de l'assiette fiscale, c'est une même incapacité à faire tenir quoi que ce soit au-delà de l'instant qui l'a produit — règne, mandat ou exercice budgétaire.

Reste à comprendre d'où vient, historiquement, cette incapacité à construire une autonomie qui dure. C'est l'objet du volet suivant : III. Le raccourci qui n'existait pas.

Le volet 1 est ici : I. Le survivant et le bâtisseur

Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule) - 7 Août 2026
Les Chroniques de Ragidro

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[1] Il est frappant de réaliser que leur vision des deux mamelles de la Nation malagasy était les infrastructures et l'éducation… Que ne les a-t-on pas copiés.

[2] L'épisode rajoelien pourrait infirmer la thèse de la nécessaire durée. Mais Rajoelina n'a jamais porté de vision d'État : seize ans de pouvoir au service d'une oligarchie familiale et affairiste, dont la nationalité française acquise en secret dès 2014 est l'aveu — une sortie de secours personnelle. Cas le plus pur du tétraptyque : la durée n'y a servi que ceux qui en profitaient déjà.

[3] Jean-François Bayart.

In brief

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